Des questions ?

Qu’est ce que Diwan?
C’est une école associative, de la maternelle au lycée, qui pratique la pédagogie par immersion conduisant l’enfant à un bilinguisme breton-français équilibré.
Qu’est ce que l’immersion?
C’est une stratégie d’apprentissage qui privilégie à un moment propice (maternelle, CP) l’intensité de l’utilisation du breton pour parvenir rapidement à une maîtrise naturelle de la langue
Pourquoi l’immersion?
Pour ses résultats et pour sa souplesse. Le but est d’arriver rapidement et de manière précoce à une utilisation de la langue comme outil d’apprentissage. Elle permet ensuite à l’enfant de vivre dans deux langues. L’enfant apprend la langue en l’utilisant. Cette méthode crée un environnement favorable pour acquérir la langue de manière non contraignante
N’est-il pas artificiel de scolariser à Diwan un enfant dont la langue familiale n’est pas le breton ?
Plus de 70% des enfants Diwan ont leurs deux parents qui ne sont pas bretonnants. Pourtant tous deviennent bilingues. L’aptitude de l’enfant à manier deux langues est naturelle. Il n’est pas plus artificiel de donner une éducation bilingue à un enfant que de lui apprendre le piano … même quand les parents ne sont pas musiciens.
Etre bilingue, oui, mais pourquoi en breton ?
Parce que le breton fait partie de l’environnement, de la culture qui entourent l’enfant. La pratique quotidienne de deux langues permet la comparaison, le questionnement et la bonne compréhension des règles de construction d’une langue. C’est donc une préparation extrêmement efficace à l’apprentissage d’une troisième puis d’une quatrième langue au collège.
Mon enfant ne parlera-t-il que le breton à l’école?
En maternelle et au CP, l’enseignement s’effectue uniquement en breton; la pratique de la langue est encouragée en dehors de la classe (récréation, cantine, garderie,…), mais les enfants peuvent librement s’exprimer en français
Apprendra-t-il bien le français ?
Il l’utilise déjà au quotidien. Ce qu’il convient de lui apporter, c’est une connaissance approfondie et maîtrisée de la langue. Pour y parvenir, l’étude du français est introduite en CE1, puis prend une place de plus en plus importante jusqu’au CM2. Les objectifs de maîtrise de la langue française sont les mêmes que dans toutes les autres écoles.
Que se passe-t-il si la famille déménage pour une autre région ?
Un enfant qui interrompt sa scolarité en début d’école primaire peut avoir des faiblesses passagères en français. Une concertation avec le nouvel enseignant et un suivi de votre part règleront le problème assez rapidement.
Mon enfant ne va-t-il pas mélanger les deux langues ?
Cela arrivera. Mais plus que d’autres enfants il aura conscience du caractère arbitraire du signe linguistique (voir conférence de C. Hagège). Il comprendra (à la différence de nombreux adultes monolingues) qu’il n’y a aucun rapport naturel entre disons, le mot  » ti  » et la chose (maison) que l’on peut aussi bien nommer  » maison « ,  » house  » ou encore  » Haus « . Bref, l’effort qu’il devra faire pour ne pas mélanger les deux langues, lui facilitera l’apprentissage d’autres langues. Quand vous vous poserez une question surtout n’hésitez pas à en discuter avec l’enseignant de votre enfant.
Mon enfant aura-t-il des difficultés en français ?
Les évaluations nationales (CE2 et 6ème) montrent le contraire : les résultats des élèves des écoles Diwan sont globalement supérieurs aux moyennes nationales.
Mon enfant n’aura-t-il pas du mal à s’insérer auprès d’autres enfants monolingues ?
Il cherchera bien entendu à fréquenter les enfants de sa classe. Il sera fier de savoir s’exprimer en deux langues mais ne se sentira pas différent des enfants du quartier avec lesquels il ira à la piscine, à l’éveil musical …
Mon enfant ne va-t-il pas faire trop de breton ?
Comptons ensemble sur une semaine : 7 jours de 24h soit 168h dont 70 de sommeil, restent 98 heures. 26h d’école (en breton mais avec du français en primaire), 72h famille, amis, etc. (en français très souvent). Soit 25 à 30% seulement de la vie éveillée en breton.
Nous ne sommes pas bretonnants, pourrons nous assurer le suivi scolaire en primaire ?
L’expérience montre que oui. Dans votre école des parents vivent cette situation. Ils pourront vous en parler. Les instituteurs pourront vous conseiller. Des aides aux devoirs (études du soir) existent dans certaines écoles. Posez la question à votre AEP. Et puis, vous demandez un effort à votre enfant, cela demande un effort de votre côté aussi. Cela en vaut la peine et votre enfant verra ainsi votre pleine adhésion dans le choix que vous avez fait.
Dans quelque temps vous l’entendrez parler une langue que vous ne lui avez pas apprise, vous le verrez faire des progrès que vous ne soupçonniez pas. Vous serez alors convaincus d’avoir fait le bon choix.
bet dibabet mat neuze.

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